TeaSwap: la Defi dans le monde réel

Créé par des pionniers de la Defi côté utilisateurs, Teaswap est un yield farming lancé au printemps ( 2021 ). S’il est pour l’instant uniquement sur la Binance Smart Chain, le site a pour ambition de s’étendre à d’autres blockchains, Polygon, Arbitrum, et va arriver dans quelques jours sur la blockchain RSK ( vous trouverez en fin d’article quelques liens sur cette blockchain et les indications nécessaires pour configurer Metamask ). Si le site n’offre à première vue rien de nouveau par rapport aux autres protocoles existants, le projet vaut néanmoins le détour.

Construit autour de trois tokens, le SUGAR, le MINT et le TEASPORT, Teaswap veut insérer la Défi dans la vie réelle dans deux domaines: l’aide aux associations et une série de Sportparties durant lesquels la communauté pourra parier pour des équipes lors de compétition sportives pour espérer obtenir des récompenses dans le farming ( augmentation des APR d’une pool, burn d’un token…).

Cross-chain dans un futur proche, relié à la vie réelle, ce nouveau venu dans le monde de la Défi mérite donc qu’on s’y attarde. Bite The Coin vous propose donc une interview avec son community Manager Amaury.

Quel est ton rôle dans Tea Swap ?

Je suis responsable du pôle marketing/communication: Listings, partenariats. En collaboration avec Keuja, on s’occupe également des channels Telegram, Twitter, Facebook, TikTok, LinkedIn, et on s’occupe aussi beaucoup de la partie rédaction pour les tutoriels qu’on met régulièrement sur le site, ainsi que de la traduction.

Toute l’équipe de TeaSwap est arrivée au début de la Binance Smart Chain, en septembre 2020, il y a tout juste un an. On a connu vraiment la croissance de la BSC et les premières personnes qui y étaient et donc cela nous a permis de développer un réseau assez important, d’où l’aspect partenariat qu’on est en train de développer. Ensuite on a aussi des partenariats dans la vie réelle, dans l’IRL, qu’on est en train d’évaluer en fonction des contacts qu’on a de par nos différents métiers ou nos différents réseaux, des associations notamment qu’on veut financer avec notre token principal, le MINT.

Vous êtes combien dans l’équipe ?

On a évolué récemment, tant dans l’organisation que dans le recrutement.
Il y a le main-dev, Crash, qui est CEO,qui lead la partie dev et l’IA associée à la DeFi.Il y a Tom, 15 ans d’exp dans le dev-front  – & architecte logiciel – spécialisé dans les marchés financiers.Il y a Greg, Co-fondateur, qui s’occupe de la coordination générale avec un rôle de directeur des opérations globales. Il s’assure que la roadmap Générale de TeaSwap est suivie selon les axes d’orientation et la stratégie définis.
Il y a Crack, dev-Solidity qui nous a rejoint pour renforcer le pôle dev. Et moi-même (Amau), Directeur marketing, et Keuja, responsable des channels de communication avec qui je travaille beaucoup.
A côté, il y a aussi un designer externe avec lequel on travaille, et des investisseurs qui nous conseillent plus sur la partie stratégie et ressenti des utilisateurs, la partie UX. Evidemment, on demande beaucoup de feedback à notre communauté. C’est un groupe dont on est très proche, et qui est sur la BSC depuis longtemps et maintenant sur d’autres chaînes.

Quand est né le projet Teaswap ?

Le projet a été lancé au courant du mois d’avril ( 2021 ). C’est un lancement assez simple. On est sur la BSC avec un développement plus à la blockchain Ether dans le sens où on prend le temps de bien développer les choses et ensuite de faire le marketing. Aujourd’hui pour les users qui sont là cela reste très early même s’ils sont là depuis plusieurs mois. On fait pour l’instant une communication essentiellement dirigée vers notre communauté donc le site n’est pas encore très connu. On a fait une AMA au lancement, sur une communauté francophone. Niveau marketing on a prévu beaucoup de choses, notamment avec le crosschain qui arrive très rapidement. On a fait différents listings, principalement sur des plateformes de yield farming, on va avoir d’autres audits et on a fait des features dans la Defi. On essaie d’éduquer notre communauté à la Defi.

En fait, on a trois grands axes directeurs. Le premier, c’est de lier les events sportifs avec la Défi, avec un côté fun et participatif. Ensuite, c’est participer au financement des associations que la communauté va voter, avec notre token principal, le MINT. Enfin, Il y a une partie éducation à la Defi qui passe par notre token SUGAR, et toutes les features DEFI qui tournent autour.

Est-ce que vous avez trouvé facilement des associations pour faire des partenariats avec elles ?

Alors en fait il y a une partie des frais de transaction sur le MINT qui sont destinées à un wallet pour les associations soit qui seront votées par la communauté soit qu’on va trouver nous-mêmes. Au début, il y a en très peu qui sont convaincues de pouvoir être aidées par une cryptomonnaie et un site qu’on ne connaît pas encore. Cela prend du temps. On a trois associations avec lesquelles on avance bien mais on doit aussi les éduquer aux cryptomonnaies, à la Defi. Ce sont des associations ancrées sur des projets qui nous tiennent à coeur mais qui ne connaissent pas du tout ce monde. Par exemple, on essaie de voir avec eux pour qu’en proportion des dons qu’elles reçoivent, on fassent des NFT avec les associations pour que les utilisateurs puissent avoir un retour de leur don, qu’ils puissent avoir le NFT de leur don. Expliquer ce qu’est un NFT à une association qui ne connaît pas encore la crypto est un chemin très long. Mais on espère clôturer les premiers partenariats pour la fin de l’année. Ce sont des associations qui sont assez grandes aussi et comme toutes grandes structures les prises de décision sont longues.
A côté, il y a une liste d’associations prêtes à accepter les dons en crypto, sur lesquelles on travaille et qu’on va bientôt faire voter à la communauté pour leur faire profiter de nos donations et des frais de transactions.

Votre site va aussi proposer des IFO. Avez-vous déjà une idée des premières IFO ?

La première sera sur un de nos propres tokens. Au lieu d’une IFO classique qui fonctionne comme une presale, on mets ses MINT/ SUGAR à disposition et je reçois un petit pourcentage qui est pris de mes MINT / SUGAR en échange du nouveau token à coût fixe. Mais là comme c’est notre propre token on veut récompenser ceux qui sont déjà dans le projet de façon plus importante donc ce sera plus comme un gros airdrop, on va donc récuperer l’entièreté des lp qu’on va pouvoir mettre. On est aussi en discussion avec plusieurs projets pour le moment. Quand on fait une IFO, on a aussi le devoir d’analyser le token et le projet en question. Est-ce qu’on a confiance en eux ? Est-ce que la partie des smart contracts est legit ? Est-ce que c’est audité ?

Comment gérez-vous justement la partie sécurité ?

Le main dév qu’on a chez nous a aussi beaucoup de compétence sur la partie sécurité. Et on s’entoure de personnes qui vérifient tout ça. On a fait un premier audit qui a été fait par techrate. Ensuite on a renoncé à l’ownership du masterchef, donc on ne peut plus se minter des token, etc… De plus on est plusieurs de l’équipe à être connu depuis longtemps sur la BSC et même sur d’autres blockchains comme Solana. Et on va bientôt etre connus sur RSK, Arbitrum et Polygon.

On s’est dit aussi qu’on doit construire au maximum nos features avant de faire du marketing pour le cibler au maximum.

Comment avez-vous l’idée d’associer dans votre projet le côté associatif et le côté sport/e-sport ?

En fait, les trois aspects de notre projet sont très liés. On s’est dit que la plupart des gens qui découvrent la crypto y viennent parce qu’ils ont à un moment un certain attrait. Le côté fun et le côté interaction avec le sport comme on fait depuis juin en collaboration avec Chainlink permettent aux personnes de commencer par ces aspects ludiques pour ensuite découvrir la Defi, et une fois que ces personnes arrivent on essaie de les éduquer à la Defi, et ça c’est notre deuxième aspect. On veut aussi par cet intermédiaire faire découvrir des sports qui sont moins médiatisés. On a donc joué sur l’Euro, puis sur les jeux Olympiques et bientôt sur la Champion’s League mais, d’un autre côté, il y a aussi plein de fédérations de sport peu médiatisées qu’on peut aider par ce biais. Dans la partie associative, non seulement on veut travailler avec des associations écologiques et humanitaires mais aussi avec des associations tournées vers l’art, la culture et le sport.

On travaille tous à côté donc on fait ce projet le soir, ou même la nuit, mais on voit qu’il y a une ligne directrice claire qui se dessine, même si elle est constante évolution à cause de l’évolution même de la Defi et donc notre roadmap n’est jamais complètement figée.

Comment fonctionne le token TeaSport, votre troisième token, qui a un fonctionnement différent des deux autres ?

On a lancé le Tea Sport lors de notre première SportParty qui était lié à l’Euro. On s’est dit que puisqu’on vient de le lancer il est dans une phase d’inflation en circulant de plus en plus. On a donc demandé aux utilisateurs qui minté de parier sur des matchs. Et donc dès que l’équipe pour laquelle la communauté avait voté marquait l’émission de Tea Sport doublait pendant un certain temps, donc tous les APR des pools qui émettaient du Tea Sport se mettaient à doubler et donc étaient plus attractives. Si l’équipe adverse marquait on divisait par deux l’émission. Il y avait des matchs à 3 ou 4/0 et donc sur notre channel Telegram ça bougeait dans tous les sens et cela mettait une super ambiance pendant les matchs sur des projets Defi qui en général ne créent pas beaucoup d’interactions.

Après cette phase d’inflation, on a mis un max cap au Tea Sport, l’émission est arrêtée. La supply max est de 2 700 000, on ne pouvait pas la définir à la base puisqu’elle dépendait du nombre de buts qui allait être marqué. La deuxième phase, la SportParty 2 a été dans une optique déflationnaire. Il n’y avait plus d’émission du Tea Sport mais il y avait toujours l’émission du Sugar. Mais dans les cinq finales de JO qui avaient été voté par la communauté, lorsque l’équipe qui avait été choisi par la communauté gagnait on multipliait par 10 les APR de ces  mints en diminuant les APR des autres pools et d’un autre côté quand il y avait deux finales le même jour, si les deux finales avaient été gagnées, l’équipe brûlait une partie de ses tokens de Tea Sport.

On vient justement de lancer la troisième SportParty qui porte sur la Champion’s League

Dans votre roadmap, vous indiquez que vous allez aussi intégrer Polygon mais aussi Arbitrum qui vient juste d’être lancée. Comment s’est fait ce choix d’Arbitrum ?

On trouve qu’Arbitrum est un layer 2 d’Ethereum qui est très prometteur et on a vu que les premiers projets qui se lançaient sur une blockchain profitaient d’une certaine hype. De plus, le MINT et le TEA SPORT qui vont être cross-chain. Le SUGAR va rester sur la BSC, on en aura un autre équivalent sur la BSC et un autre sur Arbitrum. Le MINT et le TEA SPORT vont pouvoir farmer ces trois tokens sur les trois blockchains. Ca multiplie leur use-case directement et nous donne une chance d’être sur Arbitrum très rapidement et toucher ceux qui sont plus sur la partie Ether. Le but c’est aussi d’apprendre aux gens à faire du cross-chain. On se limite pas à ses trois-là car les side-chains évoluent très vite. 

On va donc aussi faire un bridge à l’intérieur du site pour être efficace dans quelques semaines. D’ailleurs, une opportunité unique s’est offerte à nous avec la team RSK (sidechain Bitcoin, la seule !, qui propose de la Defi sur le BTC), c’est pourquoi on sort d’abord en crosschain sur cette blockchain.

La partie swap et liquidity est géré par Pancake Swap pour l’instant, la roadmap indique que vous voulez prendre votre autonomie. Pourquoi vouloir prendre cette autonomie ?

Tout à fait, mais cela demande un certain temps, un certain volume, une certaine TVL pour pouvoir le faire. Aujourd’hui il y a plein de projets qui disent être des Dex mais qui ne le sont pas du tout. Ce sont simplement des interfaces front qui renvoient sur des liens Pancake, la liquidité de leur token sont sur PCS et c’est simplement un encart chez eux qui renvoie directement sur la page swap de PCS. Aujourd’hui on fonctionne aussi comme ça, on l’aura aussi sur Quickswap sur Polygon par exemple. Par la suite, si on commence à avoir beaucoup de volumes, ce serait hyper intéressant de développer notre propre swap. C’est hyper intéressant sur les propres tokens natifs du projet, comme fait Pancake, c’est là d’où provient le yield du Cake. Mais aujourd’hui avec trop peu de volumes, cela ne sert à rien.

Au niveau juridique, puisque les utilisateurs déposent leur argent, est-ce que vous avez l’obligation d’avoir un agrément, par exemple celui de l’AMF pour la France ?

A ce niveau-là, les règles sont très différentes d’un pays à l’autre. Comme on a un accord de co-marketing avec Chainlink on a dû définir une entité légale pour pouvoir travailler avec eux. On est une équipe internationale. 

Site TeaSwap : https://tea-swap.finance/

Telegram: https://t.me/TeaswapFinance

Quelques infos sur la blockchain RSK:

Site web: https://www.rsk.co/

Telegram General:

https://t.me/rskofficialcommunity

Telegram Annonces:

https://t.me/rsksmartcontracts

Pour configurer Metamask:

Allez dans “Settings” – “Networks”- “Custom RPC” et remplissez les champs ainsi: 

Network: Name RSK Mainnet

New RPC URL https://public-node.rsk.co:443

Chain ID 30

Symbol RBTC

Block Explorer URL https://explorer.rsk.co

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